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Karaki: le travail au noir représente 60% à 65%, ce qui constitue une concurrence ilégale au secteur privé

ANI – Le Conseil économique et social (CES) présidé par Charles Arbid, a organisé jeudi un débat sur la protection sociale et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ont pris notamment part à ce débat le président de la CGTL Bécharra Asmar, le président des organismes économiques, Mohamad Choucair, ainsi que le président de l’Association des compagnies d’assurance au Liban (Acal), Assaad Mirza et le président du Rassemblement des importateurs de pétrole, Maroun Chammas. ‎

Dans un mot de circonstances, M.Charles Arbid a insisté sur la nécessité pour les entreprises d'être flexible afin d'assurer aux employés les couvertures nécessaires de l'assurance santé et la protection sociale, tout en ne s'accablant pas de charges supplémentaires dans les circontaces économico-sociales et sécuritaires délicates que traverse le pays.

Dans ce contexte, il a révélé avoir présenté un projet pour une augmentation progressive du salaire minimum (Smic) et des cotisations à la CNSS.

Dans ce même ordre d’idée, il a évoqué le travail au noir qui constitue un vrai problème au secteur privé

De son côté, le ministre sortant du Travail. Mostapha Bairam, a souligné l’importance de réhabiliter la CNSS qui est le pilier de la protection sociale.

 

Il a rappelé que le salaire minimum, qui était de 675.000 LL avant la crise, a été multiplié par 13 fois, avouant par ailleurs que cela n’est pas suffisant mais que le dialogue entre les parties concernées doit se poursuivre.

Par ailleurs, le directeur général de la CNSS, Mohamad Karaké, a déclaré que « notre objectif est de renflouer la CNSS d’ici la fin de l’année en cours, ce qui nécessite un partenariat entre toutes ses composantes. « Il y a un trou à la CNSS parce que les cotisations sont perçues en livres alors que le prix des services de santés est dollarisé. Cet écart doit être couvert soit par l’Etat, soit par les employeurs, soit par des prêts et des subventions qui ne sont pas disponibles pour le moment.

Il a tiré la sonnette d’alarme pour trouver une solution au travail au noir dont le pourcentage est aujourd’hui entre 60% et 65%, et qui représente une concurrence illégale au secteur privé.

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