Aoun : L'affluence de déplacés syriens au Liban a rendu la densité démographique au Km2 de l'ordre de 600 personnes

 

 

ANI - Le président de la République, le général Michel Aoun, a espéré que le nouveau parlement, qui sera issu des élections législatives, sera « à la mesure des espérances des Libanais, et que les nouveaux parlementaires feront tout leur travail en matière de contrôle de la travail du gouvernement, la mise en œuvre des lois nécessaires pour assurer que le Liban soit placé sur la voie de la reprise financière et économique, et l'élection d'un nouveau président qui poursuivra l’application de la feuille de route que nous nous sommes fixée pour mettre fin à la situation difficile dans laquelle nous vivons tous ».

Le chef de l’Etat a souligné la responsabilité du nouveau parlement d'accompagner la transition du Liban vers une autre étape en approuvant de nombreuses lois qui contribuent à jeter les bases d'une économie productive et durable, et une stratégie financière qui préserve les droits et l'argent des Libanais, réaffirmant que la chose la plus importante est de tenir responsables tous ceux qui ont commis des crimes financiers et ont amené le pays et le peuple à cette terrible réalité.

Le président de la République a tenu ses propos lors d’une interview accordée à l’Agence nationale qatarie. Il  a mis l’accent sur le fait que « les scrutins destinés à la diaspora, qui ont eu lieu vendredi et dimanche derniers, ont montré deux choses importantes : la première est la chute des fausses allégations et accusations qui nous étaient adressées pour travailler à perturber ou à entraver la tenue des élections législatives, sachant que j'ai personnellement tenu, depuis ma prise de fonctions présidentielles, à surmonter toutes les difficultés en vue des élections. J'ai été le plus insistant sur le respect de ses dates constitutionnelles, et le deuxième point a été l'enthousiasme des Libanais pour participer à ce droit constitutionnel, et leur désir de faire entendre leur voix»

Crise économique

Au sujet de la crise économique et financière que traverse le Liban, il a déclaré : « l'ampleur de la grande crise que subit le Liban sur les plans financier et économique est claire», soulignant sa conviction que « l'accord avec le Fonds monétaire internationale (FMI) est le début d’un processus conduisant à une sortie de cette crise.»

L'objectif d'un accord avec le Fonds monétaire international n'est pas seulement d'obtenir un montant de trois milliards de dollars, ou tout autre montant, autant que d'établir une feuille de route valable pour une vision d'avenir économique et financière qui sécurise la stabilité à ces deux niveaux et assure un avenir prometteur. Aussi a-t-il relevé que « le gouvernement libanais a élaboré un plan de relance économique, qui prescrit tout ce qui doit être fait pour surmonter la situation actuelle, alors même que ces mesures sont peut-être dures, mais nécessaires, et il ne faut pas oublier que le problème est le résultat d'accumulations vieilles de plusieurs décennies."

 

La situation sécuritaire

Le président de la République a souligné qu'« il n'était pas facile de maintenir la stabilité sécuritaire au Liban qui se trouve dans une région où les conflits font rage, et vu la guerre féroce que connaît la Syrie depuis 2011. Malgré les grandes divergences d'opinions entre les Libanais, ils ont tous convenu que le facteur sécuritaire est le principal dénominateur commun pour la survie du pays et la préservation de son identité, sinon ils perdront tous et seront confrontés à un destin inconnu.» Par ailleurs, il a révélé que durant son mandat présidentiel, « le Conseil supérieur de la défense a tenu plusieurs réunions au cours desquelles il a traité des questions de sécurité et activé les processus de coordination entre les différents services de sécurité libanais, et entre eux et ceux d’autres pays dans le monde pour assurer le maintien de la stabilité sécuritaire , malgré toutes les conditions difficiles vécues par la région et le monde."

 Les réfugiés syriens

Le président de la République a renouvelé sa position sur la "nécessité de renvoyer les déplacés syriens dans leurs foyers compte tenu de l'incapacité du Liban à supporter les conséquences économiques de ce déplacement" et a déclaré : "Ma position est connue depuis le premier jour de la guerre en Syrie, où j'ai dit que le Liban devait accueillir des déplacés blessés ou dans le besoin, quant au reste, le Liban n'est pas en mesure de les recevoir, étant le plus petit pays en termes de surface dans la région. Il a ajouté : "Mes appels n'ont pas reçu la réponse escomptée. Des centaines de milliers de Syriens ont afflué au Liban, dont la conséquence a été une densité de population au kilomètre carré de l’ordre de 600 personnes".

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