Aoun: nous accepterions n'importe quelle loi électorale si l'on restituait certaines prérogatives au président

Jeudi 03 Janvier 2013 à 21:54 Politique
ANI - Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, a affirmé jeudi qu'il accepterait "n'importe quelle loi électorale si l'on restituait seulement un tiers des prérogatives au président de la République".



S'exprimant à l'issue de la réunion périodique de son bloc, tenue à Rabieh, le général a estimé que "la meilleure proposition de loi électorale serait celle qui est soumise par la Rencontre Orthodoxe, suivie par la proportionnelle".



"La loi Orthodoxe assurerait une bonne représentativité et permettrait aux chrétiens d'élire 64 députés", a-t-il expliqué, rappelant que le parti des Forces Libanaises insistait également sur l'adoption de cette loi.



Il a ajouté que son groupe politique a porté son choix sur la seconde proposition, en l'occurrence, la proportionnelle, "pour ne pas séparer les chrétiens des musulmans".



"Nous sommes partis du principe que ces derniers nous approuveraient. Nous voulons élire nous-mêmes les 24 députés chrétiens choisis jusqu'alors par les autres communautés! Par la suite, la proposition Orthodoxe devrait être débattue lors de la prochaine séance parlementaire. Ceux qui la refuseraient nous en expliqueraient les raisons (...). Qu'ils restituent un tiers seulement des prérogatives du président et nous accepterons n'importe quelle loi", a-t-il martelé.



Abordant le sujet de la crise syrienne, le général Aoun a signalé que "les Etats-Unis ont choisi la Syrie comme arène pour venir à bout de l'influence de la Russie sur cette partie de la région, pour séparer la Syrie de l'Iran et le Liban de la Syrie, en vue d'affaiblir toute la région". "C'est pour cela que nous avons appelé à résoudre la crise syrienne par le dialogue pour ne pas détruire la Syrie", a-t-il expliqué.



Il a souligné que "les pays arabes et occidentaux doivent mettre un terme à la lutte en Syrie en recourant au dialogue", notant que "cela permettrait de résoudre également le problème des déplacés".



Le chef du bloc du Changement et de la Réforme a alors accusé les pays qui soutiennent la révolution syrienne de chercher à déstabiliser le Liban en y envoyant des extrémistes.



Il a enfin considéré que le gouvernement doit répondre de sa responsabilité dans la crise économique que le Liban traverse, signalant en conclusion que "le Liban doit savoir gérer ses ressources pétrolières qui lui assureraient la prospérité, au lieu de polémiquer vainement sur les salaires des membres du comité opérationnel du pétrole".



============================D.H./V.MW.

Suivez les nouvelles de l'Agence Nationale de l'Information sur les ondes de Radio Liban 96.2, 98.1 et 98.5 FM

  • Nos Services
  • Service d'email
  • Application Mobile
  • Site Web réactif